Les chroniques
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Semis d'hiver


Janvier et février sont deux mois où on devrait penser à produire des rosiers pour la prochaine saison. C’est la période idéale pour produire des semis de rosiers. 

Vous avez eu la bonne idée de laisser les dernières roses de l’été faner afin de produire des fruits pour attirer les oiseaux ou pour ornementer d’un peu de couleur vos rosiers dégarnis.

Ces fruits ressemblant à de petites tomates, de couleurs rouge, orangée ou brunâtre qu’on nomme cynorrhodons, contiennent une multitude de graines qui n’attendent que d’être semées. 

A cette période-ci de l’année, les graines contenues dans ces fruits ont connues une période de gel essentielle leur germination. C’est le temps d’en cueillir et de prélever les graines qu’ils contiennent. 

Cueillez les fruits les plus mûrs et faites-les sécher sur le rebord d’une fenêtre. Ouvrez ensuite le fruit et recueillez les semences. Attention aux petits poils blancs à l’intérieur du fruit, c’est du poil à gratter, lavez-vous bien les mains pour ne pas en déposer sur d’autres parties de votre corps , n’allez pas vous frotter le cou ou le front avec des résidus de cette substance, vous aurez l’impression d’avoir des allergies! 

Ne conservez que les graines bien mûres et bien constituées. 

Procédez alors à la mise en terre à raison de trois ou quatre graines à la fois dans des godets de tourbe ou des petits pots en recouvrant les graines de quelques centimètres de terreau (si vous ne disposez pas de petits pots, utilisez des contenants de portion individuelle de yogourt en prenant soin de percer quelques petits trous au fond). Utilisez un terreau léger et riche, spécialement conçu pour les semis. Il n’est pas nécéssaire de recouvrir les semis d’un dôme transparent, il suffit simplement de garder le terreau humide, mais jamais détrempé. 

Soyez patients et n’allez pas vous imaginer que vos semis sont ratés parce que vous ne voyez pas de résultats, certains semis de rosiers peuvent prendre des semaines, voir des mois, avant de produire une petite pousse. Repiquez dans des pots individuels à l’apparition de deux vrais feuilles. Installez au début de l’été vos pots dans un coin du jardin aménagé en pépinière, sans trop de soleil direct. 

Si vous n’avez pas laisser en place des fleurs afin de produire des fruits, ou si vous n’avez pas de rosiers sur votre terrain, observez au gré de vos promenades dans les sentiers et les bois afin de trouver des rosiers indigènes et cueillez quelques fruits. Dans les parcs, aux abords de plusieurs centres commerciaux on y a planté des rosiers rustiques (Hansa, Thérèse Bugnet, rosiers Explorateurs…), bien souvent les responsables de l’entretien de ces plantes laissent sur place les dernières fleurs produire des fruits. Règle générale ils procèdent à une taille printanière afin de nettoyer et rajeunir les plants. Il n’en tient qu’à vous de vous servir. 

Le principal intérêt de produire des rosiers à partir de semis (à part le coût minime), réside dans le fait que les rosiers ainsi obtenus sont, à cause de la pollinisation libre, rarement identiques au plant mère. A moins que tous les rosiers du même environnement ne soit constitué de rosiers identiques, on obtient alors des variétés parfois intéressantes, parfois peu intéressantes, mais le résultat est rarement sans surprise. Il vous faudra alors un an, peut-être deux avant de voir apparaître un premier bouton. 

Plusieurs rosiers ont été obtenus par des mutations spontanées (qu’on nomme “Sport”) dûes à la pollinisation libre . 
A la prochaine 

Bernard Desparois (Poucevert)

 

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